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« Obtenir des résultats et faire progresser les joueurs »

23 jan 2019

Benoît Pedretti est l’entraîneur adjoint d’Alain Perrin à l’AS Nancy Lorraine. Avant le déplacement de l’AJA à l’ASNL, l’ancien capitaine de la maison ajaïste est revenu sur ses nouvelles fonctions.

C’est une drôle de configuration. Adrian Sarkisian et Sébastien Puygrenier, qui ont effectué une bonne partie de leur carrière du côté de Nancy, sont désormais entraîneurs adjoints à l’AJA. Avec l’équipe professionnelle pour Sarkisian, et la réserve pour Puygrenier. Pendant ce temps-là, un ancien joueur emblématique de l’AJA a entamé sa deuxième saison dans cette même peau du bras-droit. Nous avons été prendre quelques nouvelles de Benoît Pedretti, le capitaine auxerrois de la campagne européenne de 2010 et apparu à 186 reprises sous la Croix de Malte en cinq saisons.

 

Quel est le meilleur souvenir que tu gardes de ta carrière de joueur à l’AJA ?

C’est d’abord à Sochaux où Cédric Hengbart marque à la dernière minute. Et après c’est le match retour face au Zénit St Pétersbourg à domicile. On perd 1-0 là-bas et on arrive à inverser la situation en s’imposant 2-0 à l’Abbé Deschamps. On s’est qualifié pour la Ligue des Champions. Ce sont deux moments liés, deux moments extraordinaires.

A quel moment t’es venue l’idée de devenir entraîneur adjoint ? 

Assez tôt car même en étant joueur, l’aspect tactique m’intéressait beaucoup. Pour le moment j’apprends en tant qu’adjoint en passant les diplômes. Pour le moment il y a besoin d’apprendre car c’est complètement différent d’être joueur. La grosse moitié du travail c’est de mettre les joueurs en confiance. Gérer un groupe ce n’est pas facile. Et il y a tout le reste avec la vidéo par exemple. J’espère apprendre, grandir, réussir et devenir entraîneur un jour.

Comment s’est faite ta signature à ce poste, sous l’impulsion de Patrick Gabriel ?

Ça s’est fait rapidement. L’année dernière je jouais encore mais j’avais un problème au genou. Quand Vincent Hognon a été licencié, le Président m’a contacté pour me proposer d’intégrer le nouveau staff technique. J’y ai réfléchi et ça s’est fait naturellement puisque je ne pouvais plus enchaîner les entraînements à cause de cette blessure. 

 

Benoît Pedretti au duel avec Massimo Ambrosini lors de la Ligue des Champions 2010 face au Milan AC.

 

Un l’espace d’un an, tu as connu Patrick Gabriel, Didier Tholot et maintenant Alain Perrin. Quelles différences notables as-tu observé ?

C’est difficile de comparer car tous les entraîneurs sont différents avec des méthodes, des managements et une façon de parler aux joueurs différents. Avec Patrick Gabriel, j’étais le deuxième adjoint, je ne faisais pas grand-chose. J’étais plus là pour le relationnel avec les joueurs. Avec Didier Tholot ça a changé car j’étais l’unique adjoint. Il m’a appris beaucoup de choses sur le métier. J’aurais préféré n’avoir qu’un coach, ça aurait voulu dire que tout a bien fonctionné. Il faut quand même tirer du positif car j’ai appris avec les trois. 

Et donc avec Alain Perrin, comment fonctionne le duo ?

Son niveau de tacticien n’est plus à démontrer. J’apprends tous les jours. Il souhaite qu’il y ait de la technique à l’échauffement, donc je m’en occupe tous les jours. Il y a aussi les spécifiques milieux, attaquants et positionnement des défenseurs. Alain Perrin supervise l’ensemble.

En quoi consiste réellement ton travail ?

Ce qu’on me demande c’est de faire progresser les joueurs sur le plan technique, de les faire travailler tous les jours avec des exercices différents. Et de faire progresser les jeunes avec des séances supplémentaires. Après c’est d’aider le coach, avoir des discussions sur le domaine tactique, technique et sur les adversaires. Je connais assez bien la Ligue 2 et les joueurs adverses. Je m’occupe aussi des coups de pieds arrêtés offensifs et défensifs. Mon rôle c’est de rendre le travail de l’entraîneur le plus simple possible.

L'AJA est une équipe en confiance. En ce moment, c'est peut-être la meilleure équipe du championnat

Benoît Pedretti

 

Que penses-tu de la saison de ton club Nancy ?

Quand on démarre avec sept défaites consécutives c’est compliqué. La saison est très difficile. On va lutter jusqu’à la dernière journée pour se maintenir ou être barragiste. Pour nous tous les points comptent, tous les matches sont importants. Il va falloir gratter des points à droite, à gauche.

Et le regard que tu portes sur l’adversaire, l’AJ Auxerre ?

Ils ont démarré difficilement. Peut-être que les choses ont été longues à se mettre en place avec un recrutement tardif. Maintenant ils sont sur une série impressionnante. C’est une équipe qui tourne à plein régime, solide derrière, avec de la vitesse devant. C’est aussi une équipe en confiance. En ce moment, c’est peut-être la meilleure équipe du championnat.

Nancy-Auxerre, qu’en penses-tu en avant-match ?

Forcément ça va être un match difficile pour nous. En plus on a joué 120 minutes mardi. Il va falloir faire mieux que d’habitude : être solide derrière, costaud dans les duels, avoir de l’agressivité. La moindre occasion il va falloir la mettre au fond parce qu’on en n’aura pas cinquante. Et être attentif parce qu’ils ont des joueurs capables de faire la différence à n’importe quel moment, avec une qualité individuelle largement supérieure à la nôtre.

Si tu avais la possibilité de prendre un joueur de l’AJA pour renforcer l’effectif de Nancy, qui prendrais-tu et pourquoi ?

Pffff, on ne peut pas en prendre plusieurs (rires) ? Le joueur qui nous ferait du bien, c’est Philippoteaux. Il est capable d’éliminer, de marquer des buts et de faire des passes décisives. C’est le type de joueur important pour toute équipe car il peut débloquer la situation à lui seul. Si Pablo veut nous prêter Fomba, je prends aussi. J’avais adoré son match aller avec un énorme volume de jeu. Il est aussi capable de se projeter vers l’avant. Vu qu’il joue moins en ce moment, on ne sait jamais (rires).

Que peut-on vous souhaiter à titre collectif avec Nancy et à titre personnel pour la suite de votre carrière ?

A titre collectif c’est de maintenir le club bien sûr. La Ligue 1 est déjà différente de la Ligue 2, mais si tu descends en National c’est encore pire. Pour l’individuel, c’est tellement loin… Je ne serais pas entraîneur principal avant quatre ou cinq ans minimum. Simplement c’est continuer à prendre du plaisir. La meilleure reconnaissance pour un entraîneur ce sont les résultats et c’est faire progresser les joueurs. On va essayer de faire ça.

 

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